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En savoir plus sur les étourneaux

    

L’étourneau sansonnet (sturnus vulgaris) est devenu l'un des oiseaux les plus familiers dans les régions tempérées, se déplaçant en groupes compacts.

Chaque année, dès la fin de l'été, des milliers d'étourneaux sansonnets venant des pays de l'Est et du Nord de l'Europe arrivent en France pour y passer l'hiver, s'assemblant le soir en dortoirs pouvant regrouper des centaines de milliers et jusqu'à un million d'oiseaux !

Ces rassemblements se produisent à la campagne mais aussi en ville, où ils peuvent causer, pour les riverains, des nuisances sonores et hygiéniques (fientes).

L’intérêt de ces regroupements est stratégique : protection contre les prédateurs, recherche de nourriture ou localisation plus facile des sites de nourrissage et des dortoirs.

Identification

L’étourneau sansonnet a un corps rondelet, des ailes courtes, triangulaires et pointues, et une queue courte et carrée.

Sa longueur est de 17 à 21 cm pour un poids variant de 60 à 95 g. Son envergure est de 37 cm en moyenne.

Il a le bec conique, long, fin, pointu et de couleur jaune ; ses pattes sont longues et fines, brun rosé et son œil est brun foncé.

L'adulte en plumage nuptial est noir et brillant avec des reflets verts et rouge violacés et moucheté de blanc sur le dos et le bas du ventre.

 

Nidification

Pour nicher, l’étourneau préfère les sites élevés, jusqu'à 15 m, dans les maisons, les arbres, sur les falaises, parfois sur le sol si les trous sont rares ailleurs. Il rassemble de grandes quantités de matériaux si la cavité est grande : les plus grands nids peuvent atteindre plus d'un mètre de diamètre.

La femelle pond 4 ou 5 oeufs blanc pâle uni et brillant par couvée ; les premiers oeufs sont pondus début avril.

 

Régime alimentaire des étourneaux

Omnivore, il peut être présent en bandes nombreuses dans les endroits où la nourriture est abondante (décharges, poubelles, mangeoire à bétail, vergers et mangeoire de jardin). La nourriture naturelle comprend des pommes, des cerises, des chenilles, des larves et de petits insectes.

 

Nuisances provoquées par les étourneaux

De plus en plus d’étourneaux deviennent sédentaires suite à une abondante source de nourriture disponible, même en hiver, où les températures sont moins rigoureuses qu’autrefois.

En hiver précisément, on les retrouve notamment dans le Grand Ouest où ils pillent les mangeoires à bétail.

Au sortir de l’hiver ils ravagent les premiers fruits (100% des cerisiers et des arbres à baies rouges) puis occasionnellement les pommiers, poiriers et la vigne en été.

C'est avec le rat, le pigeon, le merle et la mouette, l'une des rares espèces qui s'est récemment et très bien adaptée aux grandes villes.

Les grands groupes bruyants peuvent devenir une sérieuse source de nuisances.

Ils dorment dans des arbres qu'ils abîment et leurs fientes malodorantes endommagent notamment les voitures avec l'acide urique qu'elles contiennent.

Les dégâts commis dans certaines villes (Perpignan, Béziers, La Roche-sur-Yon) incitent les autorités à intervenir, poussées par les habitants excédés.

L'environnement urbain et tout particulièrement l'éclairage nocturne ont fortement modifié son comportement : les étourneaux y sont beaucoup plus nerveux qu’à la campagne, se déplaçant à n'importe quelle heure de la nuit quand ils sont dérangés. Ils fientent plus, chantent et crient et dorment moins, mais ils bénéficient de la chaleur urbaine, ce qui permet à un nombre croissant d'étourneaux de devenir sédentaires en hiver, au lieu de migrer plus au sud de l’Europe.

De plus, ces oiseaux sont des vecteurs de réintroduction des acariens et autres nuisibles envahisseurs d'immeubles. Ils transmettent aussi des organismes nuisibles aux humains et aux stocks de produits frais.